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(d’après Labass L Diallo) Les grands joueurs maliens
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Bakoroba Touré, "Baco" (1939-2001) De son vrai nom Bah Sidiki Touré, "Baco" est né le 7 décembre 1939 à Bamako. Il fait ses premiers pas de footballeur à l’AS PTT avant de rapidement rejoindre la Jeanne d'Arc de Bamako. En 1956 Bakoroba, âgé de seulement 17 ans, décroche son premier grand trophée, la seconde édition de la coupe de l'AOF, remportée par la Jeanne d'Arc, face à l'ASEC d'Abidjan. En demi-finale, le jeune Baco jouait déjà un rôle déterminant dans une victoire remportée… 10 buts à 6 après prolongations ! Baco avait notamment égalisé (5-5) à quelques secondes de la fin du temps réglementaire…Il inscrivait 2 nouveaux buts pendant la prolongation. Quatre mois après le sacre en AOF, Baco rejoint la France. Il évoluera à l'AS PTT de Nice tout d’abord, puis très vite à l'Olympique de Marseille. Après Marseille, Bakoroba poursuit sa carrière à Toulouse puis à Limoges où en 1963 une grave blessure l'éloigne des terrains. Après son rétablissement, il rejoint le Football Club de Nantes en 1965. En 1966, Baco devint champion de France avec les canaris. Suivra un passage en 1968 à l'Amicale de la jeunesse de Blois. Baco sera alors de toute l’aventure de la CAN Yaoundé'72 et sacré vice champion d’Afrique.. Après Yaoundé'72, Baco entame une carrière d'entraîneur avec l'A.J. Blois avant de rentrer définitivement au pays vers 1974. Bakoroba Touré est également connu pour être le père du célèbre footballeur franco-malien José Touré. |
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Mamadou Kéïta, "Capi" Mamadou Kéita "Capi" est considéré comme le meilleur et le plus célèbre gadien de l'histoire du football malien. Capi évoluait pourtant dans sa jeunesse au poste d’avant centre, avant de se lancer dans une carrière de gardien de but. Il signe sa première licence avec le Stade Malien de Bamako en 1961. Capi réussira une grande carrière malgré sa petite taille (1m65), en partie grâce à la confiance que lui accordera Georges Tosh, célèbre gardien de l’équipe nationale hongroise de la coupe du monde de 1954. Ce dernier proposera à Capi ses services de formateur particulier, et ensemble ils réaliseront un énorme travail de préparation. Lors de la Coupe d’Afrique de Yaoundé 72, Capi ne deviendra titulaire que suite à la contre-performance de Guatigui lors du premier match contre le Togo. On retiendra de Yaoundé'72 le match du duel des goals : Mali-Zaïre (4/3 après prolongation). Les deux grandes formations africaines compaient dans leurs rangs ceux qui seront considérés comme les deux meilleurs portiers de la compétition… Le "petit" gardien des Aigles du Mali aura le dernier mot ! Même en finale, Capi retardera longtemps l’échéance.Mamadou Keita Capi met fin à sa carrière pour se tourner vers le métier d’entraîneur suite à une lourde défaite en finale de Coupe face « au grand ennemi » du Djoliba. En tant que coach, il encadra le Stade Malien, son club de toujours, et lui offre son premier doublé (champion et vainqueur de coupe) en 1984. Il est aussi considéré comme le grand artisan de la seconde aventure malienne à la CAN 94 (4e place). |
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Ousmane Traoré, "Ousmane Bléni" Né vers 1938 à Sikasso, Ousmane Traoré dit Ousmane Bléni fut sans conteste le meilleur milieu de terrain des aigles des premières années d'indépendance. Ousmane a participé à tous grands rendez-vous de l’équipe nationale de l’époque. Finaliste de la coupe d'or Kwamé N'Krumah en 1963 ; deux fois finaliste de la coupe des clubs champions en 1965 et en 1966 ; médaillé d'argent aux premiers jeux africains de Brazza en 1965 ; cinq fois détenteur de la coupe du Mali avec le Réal de Bamako (1964, 66, 67, 68, 69) et vice-champion d'Afrique à Yaoundé en 1972, Ousmane Traoré est le joueur malien le plus titré. Ousmane Bléni réalise toute sa carrière au Réal de Bamako. En 1965, sa sortie prématurée en finale de la coupe d'Afrique des clubs champions, n’est pas étrangère à la défaite face au Stade d'Abidjan. A Bamako, au match aller, Ousmane, Salif et les leurs l’avaient emporté sur le score de 3 bus à 1. Mais au retour à Abidjan, au Stade Félix Houphouet Boigny, le 25 décembre 1965, dans une partie très physique, Ousmane "Bléni" est fauché à la 25ème minute de jeu et ne s’en relèvera pas. Les scorpions ne s’en remettront pas et s'inclineront par 4 buts à 1. L'aventure européenne n'intéressa pas le jeune homme venu du Kénèdougou. Pourtant, en France, une plus grande célébrité et une belle carrière auraient pu s'offrir à celui que l'AS St Etienne avait souhaité engager en le percevant comme la rampe de lancement de Salif Kéïta "Domingo". |
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Salif Kéïta alias "Domingo" Sa technique, son talent de buteur hors pair, ont fait de lui le meilleur footballeur malien de l'histoire. Salif Kéïta alias "Domingo" a été de toutes les grandes aventures du football malien post-indépendance jusqu'à sa retraite. Seule déception, Salif n'aura jamais pu offrir à son pays un trophée continental. Mais Salif marquera à jamais l’histoire du football malien. Il est à l’âge de 15 ans le plus jeune international de l'histoire des "Aigles " du Mali. En 1965, il participe à la finale de la première coupe d'Afrique des clubs champions avec le Stade Malien et s’incline également en finale des jeux africains à Brazzaville.
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Un an plus tard, il conduit son club d'origine, l'AS Réal de Bamako en finale de la seconde édition de la coupe d'Afrique des clubs champions face au Stade d'Abidjan. Cette année, les "scorpions" et leur jeune star cèdent le trophée aux ivoiriens : 4 à 1 à Abidjan après leur victoire de 3 à 1 en aller à Bamako. Salif sortait quand même de cette compétition continentale meilleur buteur avec à son actif 14 buts en 8 matchs. L'unique coupe d'Afrique des nations de Domingo, Yaoundé'72, fut une expérience difficile : Salif se blesse et, handicapé, perd la finale avec les siens face au Congo Brazza, sans avoir pu vraiment lutter. Salif part alors à la conquête du football européen. L'aventure occidentale le conduit d'abord dans le prestigieux club français l'AS St Etienne en 1967 où il décroche le soulier d'argent (deuxième meilleur buteur européen après Skoblar avec 42 buts en championnat français). Dénonçant le caractère exploiteur du contrat le liant avec l'AS St Etienne le footballeur malien quitte le club pour l'Olympique de Marseille, où il ravit la vedette à d'autres grands tel que le suédois Magnusson. Salif refuse néanmoins de prendre la nationalité française et prend la direction de l’Espagne où il évoluera au FC Valence jusqu’en 1977. Il terminera sa carrière aux USA au sein du Boston Team après un passage au Sporting de Lisbone. Salif Kéïta reste encore aujourd’hui un grand acteur du football malien. Il fonde notamment le centre de formation de jeunes footballeurs Salif Kéïta (CSK) qui devient un important club de la première division. Source textes et photos : http://www.can2002.com/figures/index.html |
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Les grands joueurs franco-maliens Jean Tigana Jean Amadou Tigana est né à Bamako en 1955. Il arrive en France,à Marseille, à l’âge de 3 ans. Handicapé par un physique jugé limité, il mettra du temps à percer dans le football. Il s’accroche pourtant et finit par faire ses débuts à Lyon aux côtés de Chiesa, et Alain Moizan, milieu de terrain d'origine Sénégalaise, "Jeannot" force l'admiration. C'est un battant doté d'une vision de jeu qui lui permet de délivrer de nombreuses passes décisives. Titulaire parmi les "Bleus" dès 1981 sous la direction de Michel Hidalgo, il sera des campagnes en Coupe du Monde 1982, et ce fameux match de Séville face à l'Allemagne, ainsi que du légendaire Brésil -France lors du Mondial 86, à Guadalajara, au Mexique. Mais, c'est en 1984, que "Jeannot" va donner la pleine mesure de son talent, à l'occasion de l'Euro que la France organise sur son territoire. Si Platini avec neuf buts en est la star, Tigana est le moteur et le détonateur des "Bleus". Et le but qu'il donne à Michel Platini en ½ finale face au Portugal à Marseille, et qui envoie la France en Finale, atteste non seulement de son immense talent, mais aussi de sa force de caractère. Avec Platini, Luis Fernandez, et Alain Giresse son coéquipier à Bordeaux, ils formaient le fameux carré magique envié de toute la planète du football. Tigana possède l’un des plus beaux palmarès du football français avec notamment 5 titres de Champion de France et 52 sélections en équipe nationale. En tant qu’entraîneur, Jean Tigana devient également champion de France, avec Monaco en 1997. Expatrié en Angleterre, il conduira ensuite le club de Fuhlam, jusqu’à l'élite. |
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José Touré José Touré, fils de Bako Touré, est né à Blois en 1961. C'est à Nantes (comme son père) qu'il va s'illustrer. Incontestablement, il est le joueur le plus doué de sa génération. Surnommé le Brésilien pour sa technique venue d'une autre planète, il marque un but de toute beauté au parc des princes en finale de la Coupe de France face au Paris Saint Germain (PSG) en 1983. Double Champion de France avec les "Canaris" Nantais en 1980, puis en 1983, il devient titulaire en équipe de France après le titre Olympique obtenu à Los Angeles avec les tricolores face au Brésil en 1984. Après Nantes, il signe aux Girondins de Bordeaux avec lesquels il réalise le doublé Coupe-Championnat en 1987. Souvent blessé, il connaîtra une fin de carrière difficile à l'AS Monaco. |
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